Une distance de perception fortement réduite
Par temps de brouillard dense, la distance à laquelle un automobiliste peut apercevoir un cycliste peut se réduire à quelques mètres seulement.
Être vu devient alors plus important qu’y voir soi-même.
Cette réalité impose de repenser entièrement la stratégie d’éclairage, en privilégiant la visibilité globale du cycliste plutôt que la simple puissance d’éclairage de la route.
Les teintes jaunes ou ambrées pénètrent généralement mieux le brouillard que les lumières blanches ou bleutées, car leur longueur d’onde plus élevée est moins sensible à la diffusion par les particules d’eau. C’est le même principe qui explique l’usage historique des feux antibrouillard jaunes sur les automobiles.
Contrairement à une idée reçue, plus de lumens ne signifie pas toujours plus de sécurité en cas de brouillard.
Une intensité trop forte crée un éblouissement par réflexion qui nuit à la perception de la route.
Il est préférable d’opter pour une lumière avant de puissance modérée, entre 100 et 300 lumens, avec un faisceau large plutôt qu’un faisceau étroit et puissant qui concentre l’effet de halo.
Pour le feu arrière rouge, le mode clignotant reste généralement recommandé car il attire davantage l’attention des automobilistes, même à travers une couche de brouillard.
Pour le feu avant en revanche, un mode fixe est préférable afin d’éviter de créer un effet stroboscopique désorientant à la fois pour le cycliste et pour les autres usagers de la route.
Soyons vigilants quand nous roulons en groupe !

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